Domus de la faculté de Lettres de Besançon (2016)

Introduction

Relevés effectués à la Domus de la faculté de Lettres. Il s’agit d’un Scanner T-Lidar Riegl VZ400 obtenu grâce la subvention du Ministère de l’Education Nationale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MENESR) dans le cadre du CPER – programmation 2015 de l’action régionale.

Les outils de l’interface de visualisation en ligne sont présentés sur cette page.
Des informations sur le protocole d’acquisition sont disponibles en bas de page.

Historique

Paru dans La Lettre des Lettres, UFR SLHS :

Peu d’étudiants le savent, certains collègues ne l’ont jamais visitée et pourtant : il y a une maison romaine (une domus) sous la fac de Lettres ! Découverte en 1921 par le directeur de la Banque de France voisine, cette domus, véritable résidence aristocratique, appartient à une série de maisons richement ornées révélées ces dernières années dans la Boucle par l’archéologie préventive (voir le catalogue de l’exposition De Vesontio à Besançon, 2008). Les vestiges mis au jour dans la cour de l’UFR comprennent un chauffage à hypocauste, une succession de pièces formant galerie au sol couvert de trois mosaïques différentes, et deux autres pièces également ornées de mosaïques géométriques (A et H). La plus ancienne d’entre elles (pièce H) date de l’époque flavienne et témoigne de la première phase de construction de la domus ; la plus récente (la pièce D, la seule où l’on observe un décor végétal, une tresse et de la couleur) constitue une preuve d’un ultime réaménagement datable de la 2e moitié du IIIe siècle. Lorsque l’Université acquit le terrain en 1952-53, elle devint propriétaire des vestiges. Lucien Lerat, doyen de la fac de Lettres, reprit les fouilles et découvrit d’autres structures, aujourd’hui enfouies sous le bâtiment D, la cour adjacente et le Parisiana. Le matériel mis au jour dans ces nouvelles pièces a été conservé sur place, dans un petit musée universitaire que nous comptons remettre en valeur dans les années à venir. Les vestiges de cette luxueuse domus ont déjà fait l’objet d’une première tranche de travaux en 2011-2012 (/budget patrimoine de l’Université), avec aménagement d’un système d’éclairage scénique et d’une passerelle pour les visiteurs (cabinet d’architecte : Milani et Beaudoin, Besançon ; mise en lumière : Th. Walger – Le Point Lumineux).

Sophie Montel

(Maître de conférences en Histoire de l’art et archéologie du monde grec ; Institut des Sciences et Techniques de l’Antiquité – EA 4011)

 

Modèle 3D en ligne

Cliquer sur l’image pour accéder au modèle 3D en ligne.

Protocole d’acquisition

La numérisation de la domus poursuit une démarche déjà engagée lors de nos premières acquisitions réalisées avec le T-Lidar Riegl VZ400. Il s’agit d’établir un protocole méthodologique en condition de « terrain », pour une mise en oeuvre optimale de l’équipement dans le cadre de projets de recherche.

Les contraintes étaient assez similaires à celles auxquelles nous avions été confrontées au fort de Pugey. Nous souhaitions de nouveau expérimenter les modes de positionnement et d’enregistrement dans un milieu confiné et sous terre, afin de répondre à des demandes spécifiques d’acquisition (tunnels, bunker ou en grotte). Les problèmes d’occlusion étaient par ailleurs plus sévères dans le cas de la domus, c’est à dire qu’il fallait prendre en compte tous les éléments qui peuvent potentiellement bloquer les faisceaux laser (piliers, angles de mur, rambardes, murets, sols de niveaux variables, etc.).

Cette situation sous-entend une réflexion plus poussée sur le positionnement des réflecteurs et des stations de scanner. Il s’agit respectivement des cibles reconnues automatiquement par le scanner, afin de recaler dans l’espace les différentes acquisitions, et des endroits où sera placé le scanner afin de lancer une numérisation à 360°. Il est nécessaire de multiplier ces stations afin d’obtenir un recouvrement le plus complet possible en un minimum de stations.

Il s’agissait d’une démarche expérimentale et le temps d’acquisition n’était donc pas optimal. En une demi-journée, nous avons pu :

  • réfléchir à la méthode d’enregistrement, c’est à dire où placer les réflecteurs et les stations de scanner.
  • placer les reflecteurs
  • tester différents réglages, notamment en ce qui concerne les acquisitions photographiques automatisées dans un espace sombre
  • réaliser quatre stations


 

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